À l'ombre des jeunes filles en fruit

Quel charme trouble dégagent ces demoiselles parvenues à maturité et dont les comportements appellent encore des mesures que l'on croirait être le fait de la prime jeunesse ! Un éducateur expert saura conjuguer tendresse et rigueur à leur bénéfice et voilà ce qui fait l'objet de notre réflexion.

2/17/2007

RUSSE ! URSS ? OURS !


La Russie nous propose dans ses sites SM les reliquats d’un stalinisme devenu sexuel à l'heure du Net. Vous avez lu Soljenitzin ? Voyez le remake. Certains se déclarent charmés par ces filles « nature ». Tout sauf a-mé-ri-caines, soit trop artistement posées et bassement commerciales... J'imagine bien. D’autres résisteront à cet émerveillement. Car nos loubars kgbistes à la nuque rasée recyclés dans le porno ne donnent pas dans la dentelle. Les instruments dont ils flagellent les cuisses écartelées sous la contrainte des liens sont des armes. Le mauvais éclair d’une régalade indigne illumine leur regard. Résultat, voyez ces culs striés de boursouflures, battus et rebattus jusqu’à ce qu’ils présentent l’aspect d’un beefsteak saignant.

Donc, pour la vacherie, on clique ici comme dirait l’autre, et pour la chiennerie, . Mais pourquoi s'embarasser de préjugés qui sont le fait d'une petite nature ? Une virée à Singapour est la prochaine étape de choix pour quiconque veut faire preuve d'une largesse d'esprit encore plus cosmopolite.

Le tout mis de l’avant sous le slogan « Exclusives et authentiques ! » Imaginez-vous donc. Ces dérapages incontrôlés sont bien le fait d'un honnête homme ? On ne rêve que de lui confier le numéro de sa MasterCard. Et comme moi, vous direz : « Hors-jeu ! »

Ces gens ont de qui tenir. Lisez plutôt : (p. 99)

Mais oui, mais oui, le ministre de la Sécurité d'État Abakoumov lui-même ne dédaigne nullement ce travail salissant (c'est Souvorov en première ligne !); il ne rechigne pas parfois à manier la matraque en caoutchouc. C'est d'autant plus volontiers que frappe son adjoint Rioumine. Il se livre à cette occupation à la Soukhanovka, dans un véritable « cabinet de général ». Les murs sont lambrissés de noisetier, des tentures de soie sont suspendues aux fenêtres et aux portes, un grand tapis persan est étendu par terre. Pour ne pas abîmer toute cette beauté, on déroule par-dessus une carpette sale, pleine de taches de sang. Et ce n'est pas un simple gardien, mais un colonel qui aide Rioumine à tabasser ses victimes. « Bon, dit pôliment Rioumine, en caressant une matraque de caoutchouc d'environ quatre centimètres de diamètre, vous avez très bien résisté à l'épreuve de l'insomnie (Al...dre D. avait réussi par ruse à tenir tout un mois : il dormait debout). Maintenant, nous allons essayer la matraque. Les gens ne résistent pas à plus de deux ou trois séances. Enlevez votre pantalon et couchez-vous sur la carpette. » Le colonel s'asseoit sur son dos. A.D. s'apprête à compter les coups. Il ne sait pas encore ce que c'est qu'un coup de matraque en caoutchouc sur le nerf sciatique, lorsqu'après une longue privation de nourriture, les fesses se sont décharnées. On ne le ressent pas à l'endroit où il est asséné, mais on a l'impression qu'on a la tête brisée en morceaux. Dès le premier coup, la victime est rendue folle de douleur, se tord les ongles sur la carpette. Rioumine frappe en s'efforçant de toucher au bon endroit. Le colonel appuie de tout son poids de viande, c'est bien là le travail qui convient à trois grandes étoiles d'uniforme que d'assister le tout-puissant Rioumine ! (Après la séance, la victime ne peut plus marcher, on ne la porte pas, bien sûr, on la traine. Bientôt ses fesses enflent tellement qu'elle ne peut plus boutonner son pantalon, mais il ne reste presque plus de traces de coups. Une violente diarrhée se déclenche et, assis sur la tinette dans sa cellule, D. éclate de rire. Il aura encore à subir une deuxième, puis une troisième séance; la peau éclatera. Rioumine de rage se mettra à le frapper sur le ventre, il lui transfercera le péritoine, les intestins s'échapperont en une énorme hernie on emmenera le prisonnier à l'hôpital de la prison des Boutyrki avec une péritonite et les tentatives destinées à lui faire commettre une infamie s'interrompront provisoirement.)

Qui osera prétendre que les traditions se perdent ?